• - Clémentine -

     

    Avant qu'il ne soit le premier à attaquer, j'ai lâché avec un sourire confiant :

    - Ben alors, Plènozas, ton p'tit manège de fonctionne plus ? Je doute que l'école t'écoute aussi facilement qu'avant...

    Je savais que c'était bien arrogant de ma part de me moquer ainsi, mais Dieu que ça faisait du bien ! Il quitta son ton suffisant habituel pour un autre plus menaçant :

    - Tu ne retiens décidément pas la leçon, je t'avais bien dit de cesser ta justice ridicule vis à vis de Christian...

    - Et alors ? intervint Stellie. Quand nous on a arrêté toi tu n'as pas cessé de la faire accuser à tord, tu ne l'aurais pas fait ça ne se serait pas terminé ainsi !

    - Tss, parce que tu penses que c'est terminé ? Je vous avais laissé tranquilles, mais puisque vous me gênez je vais faire votre vie à tous un enfer.

    - Nous sommes six et tu es tout seul, j'ai pu voir que tu n'avais le soutien d'aucun de tes frères, tu ne pourras pas tous nous faire passer pour ce qu'on n'est pas. Je ne parle à personne, qui voudrais-tu que je harcèle ?

    Bien qu'il ait semblé frustré à la mention de ses frères, il esquissa un rictus arrogant qui me fit froncer les sourcils.

    - Ça se voit que tu ne connais rien aux pouvoirs des rumeurs, je n'aurais rien à faire, juste à suggérer, et les pires ragots se colporteront dans votre dos, jusqu'à ce que ça en devienne invivable.

    - Je n'ai, pour ma part, répliqua Mélissa, pas besoin de suggérer pour que ton frère soit considérer comme un tyran par toute l'école, tout le monde le sait déjà, il suffit uniquement de quelqu'un pour s'opposer à lui pour que les autres se remettent en question et suivent le mouvement. Tu le sais sinon tu ne serais pas ici à nous menacer.

    Il se renfrogna et ce fut Sarah, si peu bavarde d'ordinaire, qui renchérit pour l'empêcher de réfléchir à une nouvelle menace à proférer :

    - En plus pas mal d'élèves passent au lycée la même année que Christian, ce n'est pas un changement d'école qui lui permettra de redevenir blanc comme neige.

    Je conclus sans lui laisser le temps de répliquer :

    - Tu vois, tu ne peux pas nous menacer. Tu arrêtes de mentir à mon sujet et on laissera le cas de Christian aux adultes, il n'est pas assez malin pour berner la maîtresse, mais elle sera toujours plus discrète que nous. Marché conclu ?

    Je lui tendis la main et sentis bien son regard mauvais posé sur moi, sans pour autant me démonter. Il finit par la serrer à contrecœur.

    Il tourna les talons avant de lancer d'une voix vibrante :

    - Ne crois pas que tout soit fini, tu ré-entendras parler de moi.

    Je rétorquai :

    - Moi j'aurais toujours mes amis pour m'aider, toi tu n'as pas d'alliés, c'est là toute la différence.

    - Tu as raison...

    Alors qu'il claquait la porte derrière lui, je n'étais soudain pas très sûre d'avoir été maline en soulignant ce point, c'était comme si je lui avais donné une idée. Les autres ne semblaient pas avoir remarqué, ce devait être mon imagination, et je les rejoignis dans nos cris de victoire. Enfin j'allais pouvoir retrouver un train de vie normal, sans son venin pour alimenter les rumeurs, j'étais certaine que tout ne tarderait pas à redevenir comme avant.

    - Mélissa -

    Maintenant que Clem' pouvait enfin aller à l'école en paix, je n'avais plus besoin de réfléchir à un moyen de la sortir de son pétrin, j'ai donc délaissé mes livres et ma table à dessin pour retourner voir mon plus vieil ami, dans tous les sens du terme. Je l'avais un peu délaissé dans tout ça, et j'avais hâte de savoir s'il avait de nouvelles histoires à me raconter. C'est intéressant les livres, mais rien ne vaut une histoire choisie avec soin et bien racontée de vive voix. Je suis donc partie frapper à la porte de notre voisin.

    En général, je frappe puis j'entre directement, pour lui éviter de se déplacer, si c'est ouvert c'est qu'il est à l'intérieur, cette fois ne fit pas exception. Alors que je m'attendais à retrouver monsieur Mercier installé dans son fauteuil en train de lire un livre ou prendre une posture de penseur lorsqu'il préparait une nouvelle histoire, je fus plutôt surprise de constater que ce n'était pas un grand père sur le canapé, mais un adolescent, l'air blasé.

    Je m'étais pas trompée d'habitation, impossible, et je doute fortement qu'il ait rajeuni en à peine une semaine. Ne le trouvant pas en balayant la pièce du regard, je tentais timidement :

    - Euh... bonjour.

    Je me suis un peu approchée et il a haussé un sourcil en me dévisageant.

    - T'es qui toi ?

    Au temps pour les politesses...

    - Je m'appelle Mélissa, je viens voir monsieur Mercier, euh... c'est un ami.

    - Hun-hun, ben il est pas là tu peux t'en aller.

    Pff... il commençait à me chauffer celui-là à me parler comme à une indésirable. Je contins un soupir d'agacement et lâchai simplement :

    - Ce n'est pas grave je vais l'attendre.

    Je m'installai à une petite table et décidai de faire mes devoirs, je ne les avais pas commencé, ayant tout le week-end devant moi, mais ce serait toujours ça de fait.

    L'autre adolescent m'ignora royalement, plus intéressé par son feuilleton télé visiblement. Eh ben, ça me rappelait que Benjamin fêtait son anniversaire ce week-end, j'espère qu'il deviendra pas comme lui ! Je sais qu'il faut se garder des jugements hâtifs, mais je ne l'apprécie pas trop...

    François passa le seuil de la porte moins d'une demi-heure après, il ne me vit pas tout de suite, et soupira en apercevant le jeune homme avachit sur le canapé.

    - Théodore tu as fait tes devoirs ?

    Il répliqua d'un ton mauvais, lâchant à peine son écran du regard :

    - Lâche-moi la grappe avec ça l'ancêtre, c'est le week-end j'ai l'temps.

    Le vieil homme marmonna quelque chose dans sa barbe avant de soudain remarquer que je l'observai depuis ma chaise.

    - Ah Mélissa, excuse-moi je ne t'avais pas vue, tu veux boire quelque chose peut-être ?

    - Non merci, est-ce que tu as une nouvelle histoire pour moi ?

    Son visage s'illumina, les yeux pétillants de malice. Il s'installa en face de moi en commençant :

    - Oui, j'ai l'histoire d'une petite fille qui tombe dans un terrier magique en suivant un lapin en retard...

    Alors que j'étais impatiente de l'entendre démarrer son récit, j'entendis l'autre, euh... Théodore, marmonner quelque chose d'un ton irrité, éteindre la télévision, et se lever en lançant :

    - J'vais courir.

    Il sortit dans un claquement de porte qui me fit froncer les sourcils. Mon conteur préféré soupira avant de se lancer de nouveau dans son récit. Il était assez long, c'était un monde riche en bizarrerie dans lequel était atterrie l'héroïne. Alors que l'heure tournait, je dus téléphoner à mes parents pour les prévenir que je restais dîner - avec l'autorisation de François bien sûr - et que je rentrerais plus tard, finalement mon père me dit qu'il viendrait me chercher au plus tard vers vingt heures, j'avais deux bonnes heures devant moi. François tenta lui aussi de joindre quelqu'un sur son portable, mais ce ne fut visiblement pas un franc succès, ce qui lui arracha un énième soupir. J'étais un peu triste de le voir comme ça, il avait l'air plus fatigué et plus inquiet que d'habitude.

    Alors que nous étions en plein dans un chapitre où une femme voulait découper les têtes de tout le monde, la porte d'entrée claqua une seconde fois, revoilà l'autre qui rentrait à une heure bien tardive, ce sur quoi François le réprimanda avec exaspération :

    - Non mais tu as vu l'heure ?

    - Fous-moi la paix, j'ai croisé des potes et on a discuté, j'ai pas vu le temps passer c'est tout, j'me fais tellement ch*er ici.

    Il partit en direction de la salle de bain, dont on entendit l'eau de la douche couler quelques minutes plus tard, François se tourna vers moi, il n'avait plus l'air très enthousiaste à continuer son récit. Il se leva de sa chaise et me dit :

    - Je vais préparer le repas, fais comme chez toi en attendant.

    Je hochai la tête et partis m'installer devant la télévision, il y avait une émission que j'aimais bien qui passait à cette heure-là, "C'est pas magicien", contrairement aux autres feuilletons que je trouvais débiles comme P'tit Oeuf, ça j'aimais bien.

    C'était sans compter sur "l'autre" qui débarqua un peu plus tard pour lâcher avec toujours autant d'amabilité :

    - Pousse-toi c'est ma place.

    Je m'exécutai en silence, sinon je lui aurais sans doute fait remarquer qu'il avait juste à faire le tour du canapé pour s'asseoir, mais bon j'étais pas chez moi ici. Il changea de chaîne comme je pouvais m'y attendre, alors je partis plutôt voir si François voulait de l'aide en cuisine. Il avait presque fini, on se mit donc à table rapidement, enfin sauf Théodore qui ne prit même pas la peine de s'asseoir avec François et se planta de nouveau devant sa télé.

    Le vieil homme lâcha avec agacement :

    - Théodore, ça te dérangerait de nous faire le plaisir de ta présence à table ?

    - Vous avez l'air de très bien vous amuser tous les deux, répliqua-t-il d'un ton acerbe, puis j't'ai d'jà dit de m'appeler Théo, Théodore ça craint trop comme prénom.

    François soupira et fixa de nouveau son assiette, marmonnant d'un air blessé "c'est pourtant moi qui l'ai choisi...". Je jetais un regard mauvais en direction de l'adolescent totalement désintéressé du reste du monde. En tout cas moi j'l'aime pas, j'espère que je vais pas avoir à le recroiser à l'avenir...

    François dut surprendre mon regard puisqu'il soupira avec un léger haussement d'épaules résigné.

    - Désolé si cette après-midi ne t'a pas été très agréable Mélissa, je... il n'a pas eu la vie facile dernièrement.

    Je ne voyais pas pourquoi il s'excusait à sa place, ce n'était pas lui le responsable que je sache. Et puis, tout le monde a ses problèmes, ce n’est pas une raison pour être désagréable avec les autres...


    votre commentaire
  • - Mélissa -

    Comme prévu, ce week end nous fêtâmes l'anniversaire de Benjamin, il fallait le voir, tout content de passer à l'étape supérieure. On n'avait pas non plus invité trop de monde (elle est petite la maison), et on l'avait fait le matin parce que maman travaille le week end après midi, c'est embêtant mais elle dit que c'est une des contraintes de son métier qui lui rapporte beaucoup. Je savais pas que c'était si compliqué d'être écrivain, même si j'adore ses livres !

    Pour en revenir à l'anniversaire de Benjamin, papa s'est occupé du gâteau pour que maman puisse bien profiter de son futur-grand avant de partir au boulot, non seulement mon papa sait tout faire, mais en plus il est méga attentionné, c'est le meilleur, je veux que Benjamin devienne comme lui et pas comme l'autre Théodore !

    Les invités sont arrivés avec parmi eux Killian, ça a fait tout bizarre à papa de voir comment son filleul avait poussé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Par contre Killian avait l'air un peu triste, apparemment il avait pas trop aimé quitter tous ses amis du collège.

    Ensuite Benjamin s'est éclipsé à l'étage avec son grand copain pour jouer tant qu'il était encore temps, moi je suis sûre qu'en vrai il a un peu peur de souffler ses bougies, mais ça le vexerait si je le disais alors je le garde pour moi.

    Moi j'ai un peu sympathisé avec Daniella, la petite sœur de Killian, parce qu'elle était toute seule dans son coin. Apparemment sa mère avait pas pu venir parce qu'elle aussi elle travaille le week end. Un jour faudrait qu'on interdise de bosser le dimanche, c'est pas juste !

    Y'a même un parfait inconnu complètement irascible qui s'est incrusté, mais d'après papa c'est normal et on n'a pas à s'inquiéter, bon.

    Évidemment le moment de souffler les bougies est arrivé, et il avait pas l'air très enthousiaste.

    - Euh... quel vœu je pourrais faire...

    - Je sais pas, a lancé Milo, mais c'est pas le plafond qui va te le dire !

    On a noyé Ben sous une avalanche de confettis...

    Puis il a fait un looping de ouf...

    Et je sais pas d'où il a sorti toute cette lumière mais il a profité qu'on soit tous obligé de détourner les yeux pour filer vers la première armoire venue. (en plus il avait prévu le coup avec les lunettes !)

    Et voilà mon frangin ! Mais il a pris combien de centimètres d'un coup au juste ?

    Bref, puisque tout le monde n'attendait que ça, il s'est coupé une première énorme part et on a tous pu se régaler.

    Après que les invités soient partis, et avant que maman ne parte aussi pour son travail, papa et maman nous ont demandé de nous asseoir parce qu'ils avaient quelque chose d'important à nous dire.

    Passage à l'adolescence et annonce bouleversante.

    - Votre mère et moi on a bien réfléchi et, puisque Benjamin est ado maintenant et que Mélissa ne va pas tarder à grandir elle aussi, nous nous sommes dit que vous aurez sans doute besoin de chambres individuelles et de plus d'espace, depuis le temps qu'on met de côté, on a largement de quoi se faire plaisir...

    Je crois que je viens de comprendre...

    - ...nous allons donc déménager.

    - Trop cool ! Ma chambre à moi toute seule !

    Je ne partageais pas tellement l'enthousiasme de Clémentine et protestai :

    - Mais... et les copains alors ? J'ai pas envie de partir moi !

    - Ne t'en fais pas, me rassura ma mère, nous restons à Oasis Springs, vous ne changerez pas d'école, juste de quartier.

    Je pensais alors à monsieur Mercier, c'était parce qu'il était notre voisin que je pouvais me rendre chez lui à pied, autant de fois que je le voulais, même après l'école, pour écouter ses histoires. Est-ce que ça allait devoir changer ?

    - Est-ce qu'on va loin ?

    - Euh... assez, répondit mon père, c'est un quartier de l'autre côté du parc par rapport à nous.

    - Ah...

    Vu que les deux autres avaient l'air très contents, je n'ai rien dit, de toute façon maman ne pouvait pas s'attarder sur le sujet. Mais si on allait de l'autre côté du parc... c'était beaucoup trop loin pour que j'y aille à pied, et je ne vais quand même pas demander à papa trente-six aller-retour par jour juste pour entendre des histoires....

    Plus tard dans l'après midi, je me rendis chez François, bouleversée à l'idée de le quitter pour aller ailleurs. A peine avais-je franchi que je me jetai dans ses bras, ignorant totalement la présence de "l'autre" dans la pièce.

    - Eh bien alors ma petite, qu'est-ce qu'il y a ? On t'a embêté à l'école ?

    Je sentais mes yeux s'humidifier et lâchai d'une traite :

    - Non... c'est horrible on va déménager ! Je pourrais plus venir te voir comme avant !

    J'entendis Théodore ricaner.

    - Chouette, bon débarras.

    A la fois triste et  en colère, je laissais tout éclater sur lui, des larmes, de peine ou de rage je ne savais pas trop, roulant sur mes joues.

    - Toi tu es méchant ! J'te déteste ! T'es jamais content et en plus ça t'amuse de blesser les autres ! Heureusement que tout le monde est pas comme toi, t'as aucun respect et tu penses qu'à toi !

    - Hé c'est bon ça va je déc*nnais...

    Le vieil homme tenta de me calmer et de me rassurer.

    - Du calme Mélissa... où est-ce que tu déménages ?

    - Dans un quartier totalement à l'opposé du nôtre...

    - Mais tu restes à Oasis Springs ?

    - Oui mais c'est nul ! Je vais plus pouvoir venir comme avant, et je suis sûre qu'on est mieux ici que là-bas...

    - Tu l'as déjà vue ta nouvelle maison ?

    - Non...

    - Tu vois, attends un peu avant de juger si tu es mieux ici ou là-bas, je suis sûr qu'elle va te plaire... Si tu veux je passerais te voir moi-même, ce sera plus simple que pour toi de te déplacer à pied.

    - C'est vrai ?

    - Oui, tu vois tu ne me quittes pas vraiment.

    Je reniflai, un peu plus rassurée, avant de demander :

    - Je peux entendre une nouvelle histoire ?

    Il sourit, un sourire tendre et chaleureux qui balaya toutes mes peines pour quelques instants.


    votre commentaire
  • - Mélissa -

    Après des semaines de préparations, à revendre des meubles inutiles, empiler les cartons, visiter la nouvelle maison - spacieuse d'ailleurs - et téléphoner aux ouvriers, nous y étions. Quelques heures d’installation suivirent, chacun avait déjà choisi sa chambre, mais c'était comme si on redécouvrait les lieux. En plus, on avait enfin une deuxième salle de bain ! Pratique pour ne pas être en retard le matin et cesser de faire la queue aux toilettes.

    Le déménagement.

    Puisqu'on pouvait décorer nos chambres à notre goût maintenant qu'elles étaient toutes à nous, j'avais tout retapissé avec mes dessins, et j'avais un bureau rien qu'à moi ! Benjamin avait même un ordinateur pour lui tout seul, en vue des devoirs du lycée apparemment. Et surtout, on avait une piscine une vraie ! Avec le jardin à côté, papa avait même fait déménager les plantes, avec Noireaude et Docteur pour garder la maison bien sûr. C'était vraiment trop la classe comme dit Clem' !

    Le déménagement.

    Et, franchement, quand on vit à Oasis Springs où on meurt de chaud toute la journée et de froid toute la nuit, c'est plutôt agréable de lire un livre au bord d'une eau claire et fraîche.

    Le déménagement.

    Autre chouette nouvelle, surtout pour Benjamin, on vit maintenant dans le même quartier que Killian, Milo et Daniella, alors on peut les voir aussi souvent qu'on veut !

    Le déménagement.

    Vu que c'est bientôt le premier jour au lycée de Benjamin, maman en a profité pour lui donner deux trois conseils sur les prochains cours qui seraient d'un autre niveau maintenant. J'en ai profité pour tendre l'oreille, parce que moi aussi c'est bientôt mon anniversaire, j'ai pas vraiment envie de vieillir mais j'ai pas trop le choix alors... Puis bon, vu que Ben sera déjà passé avant moi, c'est un peu plus rassurant.

    Enfin voilà, c'est pas si terrible au final, même si je pourrais moins souvent voir François et que ça ça continue de me faire un petit pincement au coeur, j'ai une chambre à moi toute seule et tout le monde a l'air très content de ce déménagement. La seule chose qui me préoccupe encore l'esprit, c'est mon anniversaire approchant, je n'ai pas envie de grandir...

    - Benjamin -

    Je débutais le lycée lundi, mais j'étais un peu nerveux, il fallait dire qu'il y avait encore pas mal de mes amis encore dans l'ancienne école, mais c'est toujours l'occasion de s'en faire de nouveaux en attendant qu'ils me rejoignent. Pis, avec mon anniversaire, j'ai pu avoir un ordinateur pour moi tout seul, le rêve sachant que maman monopolisait le seul à la maison pour écrire ses livres. j'en ai profité pour essayer de trouver un correspondant, paraît que c'est utile pour apprendre une langue étrangère, et moi déjà que je galère en franc-sim, alors vous imaginez en similien ?

    Le déménagement.

    Une fois installés dans notre nouvelle maison - avec enfin une chambre pour moi tout seul - on a invité nos nouveaux mais bien connus voisins, et j'en ai profité pour prendre des nouvelles de Milo.

    - Alors quoi de neuf ?

    Le déménagement.

    - Bof, c'est assez bizarre tu vois à la maison. 'Fin Dina est géniale c'est pas le souci, et mes neveux sont cool - même si je les considère plus comme des frère et sœur - mais avant la situation stagnait complètement et j'avais pris l'habitude de chercher les solutions, alors que là j'attends juste voir si un psy' pourrait y remédier sans rien faire.

    - Mais il n'y a pas de changement ?

    - Pas tellement, elle a juste changé d'endroit où s'enfermer, mais bon, j'suis pas bête non plus, je sais qu'elle va pas changer en un jour, même si ça me désespère de rester là à rien faire.

    - Bah t'en fais pas je suis sûr que ça va s'arranger.

    Le déménagement.

    - C'est gentil mais c'est pas parce que t'as pris 40 centimètres que tu vas provoquer des miracles.

    - On verra bien ça quand j'aurais raison.

    - Mouais, tu vis toujours chez les bisounours toi.

    - C'est faux !

    - Ben voyons, vivement que je grandisse à mon tour n'empêche ça fait bizarre de devoir me tordre le cou pour te parler.

    - Pauvre petit biquet...

    - C'est ça, ris tant que tu le peux encore. J'peux tester ta piscine ? On n'en a pas chez nous, veinard.

    - Elle est là pour ça.

    Le déménagement.

     

     - Clémentine -


    Une chambre pour moi toute seule, une piscine et plein d'espace, c'est la maison de rêve. Seul point noir sur le tableau, Docteur n'a pas tenu le voyage, papa en était tout retourné. Et la pauvre Noiraude, elle doit se sentir seule sans sa copine, j'les aimais bien moi ces plantes vaches, même si on avait pas trop le droit de jouer avec (et qu'on le faisait quand même avec Benjamin dès que papa avait le dos tourné).

     

    Le déménagement.

    N'empêche que même avec une de morte personne n'ose s'approcher de la porte sans autorisation, même dans l'au-delà elle continue d'assurer !

    Enfin, maintenant qu'on a de la place dans la maison, je peux inviter toute la B.A.P., c'est super chouette !

    Le déménagement.

    Bref, Mélissa avait pas l'air trop emballé, mais moi je la trouve trop cool cette nouvelle maison ! Faudra aussi que je pense à aller harceler Benjamin pour savoir les différences entre le lycée et mon école, c'est son premier jour demain.

     ~~~

    Et en bonus, le plan + la vue aérienne de la maison

    Le déménagement.

    Certains espaces sont encore assez vides (genre la chambre d'ami ^^') parce qu'ils sont peu utilisés, et qu'ils me serviront sans doute plus tard ^^ De toute façon elle n’est pas terminée vu que je compte l'aménager avec les trouvailles de mes sims :p

    Le déménagement.

    On va dire que c'est moins laid que le cube qui leur servait de maison à l'origine ^^'

    Désolée, la màj est courte mais c'est plutôt une présentation x)


    votre commentaire
  • - Benjamin -

    Enfin j'allais avoir mon premier jour de lycée ! J'avais hâte et en même temps un petit peu d'appréhension, mais pas beaucoup hein, ch'uis pas un peureux ! Même si je connaissais pas du tout l'endroit, que j'espérais grandement avoir des profs sympa et surtout me faire des potes. J'espérais que ça irait, parce qu'encore en primaire on est tous copains et on joue ensemble, autant là ce qu'on m'a raconté me fait plutôt penser à une jungle ! Enfin, encore moi j'arrive à la rentrée, Mélissa ce sera une des dernières la pauvre ! J'me verrais pas arriver au beau milieu de gens qui se connaissent déjà...

    Bref, normalement j'ai rien oublié, enfin j'espère, de toute façon le premier jour on a besoin de presque rien mais on sait jamais... J'ai passé toute ma matinée à assurer à papa que non, j'avais pas besoin qu'il m'accompagne (Même pas en rêve c'est trop la honte !) et que oui je me sentais prêt (enfin plus que lui déjà). J'ai souhaité une bonne journée à tout le monde avant de partir prendre le bus (même si maman voulait absolument me faire un gros bisou pour me donner du courage, roh mais je suis plus un bébé !), manquerait plus que j'arrive en retard tiens.

    Premier jour de lycée.

    Purée c'est énorme ! Rien à voir avec mon ancienne école. Comment je vais trouver ma salle moi ? Bon, je vais commencer par les listes à défaut de savoir où aller.

    Premier jour de lycée.

    Cool je suis dans la même classe de Killian, ça m'évitera de me perdre !

    Il y a plus d'élèves que je n'en vois dans les couloirs, peut-être parce qu'ils n'ont pas encore tous fêté leur anniversaire. Je me demande si Milo est compris dedans... ah zut on n'est pas dans la même classe, j'espère que c'est possible de changer.

    Je m'écartai un peu après avoir noté ma classe et le numéro de ma salle dans un coin de ma tête, restait plus qu'à les trouver, doit bien y avoir un plan de l'établissement dans le coin...

    Première (demi) journée de lycée.

    A défaut de trouver un plan, j'ai croisé Killian, que je me suis empressé d'aller saluer, je commençais à me sentir un peu seul au milieu de toutes ces têtes inconnues.

    Nouveau lycée.

    - Alors, me demanda-t-il, pas trop perdu ?

    - Si ça change carrément de l'ancienne école ! Mais y'a pas encore beaucoup de monde non ? Genre Milo il est pas passé ado' là.

    - Nan, va y'avoir tout le monde qui va venir dans le courant de la semaine tu verras, l'avantage c'est qu'on sera plutôt tranquille côté cours, pour pas mettre les autres en retard.

    - Je vois... tu crois que c'est possible de changer de classe ? Ch'uis pas dans la même que Milo...

    - Bah ouais si tu t'y prends pas trop tard, vous aurez qu'à voir ça avec la vie scolaire quand il va faire sa rentrée. Bon, j'te montre la salle ? Ça va bientôt sonner.

    - OK !

    Nous nous rendons devant la salle, d'autres élèves sont là, attendant probablement qu'un prof vienne ouvrir.

    Nouveau lycée.

    Un groupe de quatre passe dans le couloir d'en face sans s'arrêter et Killian me fiche un coup de coude dans les côtes pour attirer leur attention sur eux.

    Nouveau lycée.

    - Hé regarde, eux c'est le groupe le plus populaire du lycée, tu peux pas ignorer qui c'est sinon t'es un looser !

    - Euh.. et donc c'est qui ?

    - Euh... oui, alors t'as Gaël LeGall, c'est l'mec avec qui toutes les filles du lycée rêvent de sortir, même si moi j'vois pas trop c'qu'elles lui trouvent, p't'êt' parc'que c'est le chef du club de sport, une vraie armoire à glace.

    Nouveau lycée.

    - ... ensuite t'as Emma Clarcks, elle est la meilleure élève du lycée, fille de PDG, j'peux t'dire qu'entre nous tous c'est elle qu'a le plus d'avenir. Et pour ne rien gâcher, elle est jolie, 'fin j'trouve. Forcément, vu tout c'qu'elle connaît, elle gère le club de sciences.

    Nouveau lycée.

    - ... lui c'est Lloyle Sully, le chef du club d'art et c'est à peu près tout ce que je sais de lui, à part qu'il a une passion pour les tatouages.

    Nouveau lycée.

    - ... et l'dernier ben, c'est Logan Cooper, et j'sais pas trop c'qu'il fout là, il est arrivé récemment au lycée comme nous mais il les a intégré comme si c'était naturel, ch'uis jaloux tiens.

    Nouveau lycée.

    J'avoue que j'aurais bien envie d'intégrer un groupe de ce genre comme ça moi aussi, ça a l'air d'être trop la classe ! Killian termina pendant qu'ils quittaient notre champ de vision :

    - ... l'histoire des clubs je t'expliquerais tout à l'heure, mais vaut mieux bien s'entendre avec eux, tu vois ?

    - Ouais je crois... eh c'est pas la prof ?

    Nouveau lycée.

    - Ah si, c'est Mme Ambroise, la prof de S.V.T., tu verras elle est plutôt cool, bon allez dépêchons-nous de rentrer si on veut une bonne place !

    Nouveau lycée.

    Nous nous installons et la prof semble partir dans un discours de bienvenue que Killian commence à bien connaître, pas facile de tous grandir à peu de jours d'écart. Elle donne les emplois du temps à ceux qui ne les ont pas eu et on part dans une lecture du règlement intérieur bien barbante. D'après Killian c'est normal, la directrice est très à cheval sur le règlement, youpi...

    Vu que les règles c'est pas trop mon truc, j'en profite pour regarder les nouvelles têtes de ma classe, pour pouvoir essayer de faire connaissance après, il n'y a pas encore tout le monde vu les places vides. Mon regard s'arrête sur une brunette un rang devant moi, je ne vois que son profil d'ici, puis son sourire quand elle discute avec son voisin...

    Nouveau lycée.

    Quand la sonnerie retentit, j'ai un peu décroché de ce que me racontait Killian à propos des différents professeurs de la classe, au pire ce n'est pas bien grave, je les découvrirait bien quand les cours débuteront. Notre prof' principale a distribué aux nouveaux des papiers à remplir et signer, faudra pas que j'oublie ce soir, parmi eux, un seul retient véritablement mon attention.

    - On doit souscrire à un club ?

    - Ouais c't'un truc obligatoire en dehors des heures de cours, c'est plutôt sympa on rencontre des gens avec les mêmes centres d'intérêts, moi ch'uis v'nu que pour ça aujourd'hui.

    - T'es dans l'quel ?

    Nouveau lycée.

    - Euh... tu t'moques pas hein ?

    - Mais nan t'inquiète.

    - OK ben j'aimerais bien me lancer dans la cuisine plus tard, ma mère travaille dans une branche voisine et du coup ça m'intéresse, et comme pour de bons plats faut d'bons ingrédients, j'me suis inscrit dans le jardinage.

    - Ah ouais c'est cool ! Mon père y s'y connaît bien si tu veux des conseils.

    - Ouais je sais je lui en ai déjà parlé.

    - Bon par contre moi c'est pas trop mon truc donc j'pense pas que j'vais t'y suivre.

    - T'inquiète on en a d'autres ! Leurs tracts sont affichés dans les couloirs j'vais t'montrer.

    Nouveau lycée.

    - Voilà en gros t'as l'club de jardinage, sciences, sport, échecs, cuisine, art, musique et même un pour la mode ! Tu peux aussi proposer d'en fonder un j'crois, mais faut être plusieurs et faire une demande à la directrice.

    - Ouais j'vois, j'vais y réfléchir ce soir.

    Vu qu'on avait un peu de temps devant nous avant que je ne récupère les livres scolaires et que Killian ne participe à ces fameuses activités de club, on est sorti dans la cour, à l'arrière du lycée, c'était plus grand que celle de mon ancienne école, et moins bétonné surtout. On s'est installé sur l'un des bancs et Killian engagea la conversation.

    - Alors, t'en penses quoi ?

    Nouveau lycée.

    - Ben ça a l'air cool, j'vais m'perdre mais j'espère que j'vais surtout m'faire plein d'potes.

    - Bah y'a pas de raison qu'non t'en avais bien avant, déjà rien qu'eux vont passer ados aussi.

    - Ouaip j'ai hâte ! Euh... au fait c'était qui la brune au rang de devant à droite ?

    Nouveau lycée.

    - Noooon, t'as pas flashé d'ssus ?

    - Mais non idiot, j'me d'mandais c'est tout.

    - Nan mais t'inquiète, j'pense pas qu'grand monde y soit indifférent. C'est Diana Lothario, elle sait très bien qu'elle est canon et elle en profite bien, mais c'pas l'genre de nana à s'attarder sur un mec, elle saute vite sur l'suivant, si tu vois c'que j'veux dire.

    - Ah.

    J'avais un peu de mal à cacher ma déception, et il dut le remarquer.

    - Ouais, bah c'pas grave hein y'en a d'autres des filles !

    On a continué en commentant l'attitude de la prof avant de se séparer, j'avais des livres à aller chercher après tout, on se retrouvait de toute façon à l'arrêt de bus pour midi, puisqu'on était autorisés à rentrer plus tôt cette semaine. Ils pourraient plutôt nous faire venir en début d'aprèm, au moins j'aurais pu faire la grasse mat' ! Mais bon au moins j'aurais du temps devant moi, pour tout raconter en détails à maman, faire les devoirs recommandés que de toute façon je serais obligé de faire et remplir tous ces papiers... Finalement, c'était mieux si j'avais du temps devant moi pour le faire.


    votre commentaire
  • - Mélissa -

    Ça y'est c'était aujourd'hui, le "grand jour" comme on dit...Papa a fait le gâteau...

    Passage à l'adolescence.

    ... et nourri la plante vache, faudrait pas qu'il lui prenne l'envie de gober un des invités.

    Passage à l'adolescence.

    On avait bien entendu invité les Lewis, et surtout monsieur Mercier que je me suis empressée de prendre dans mes bras dès son arrivée.

    Passage à l'adolescence.

    - Bon anniversaire ma poupette !

    Je ne répondis rien et le serrai simplement, je n'ai pas envie de grandir... je n'ai pas envie de changer...

    J'entendais dehors Benjamin qui avait retrouvé son grand copain Milo, qui avait poussé cette fois.

    Passage à l'adolescence.

    - Ben ch'avais pas que t'étais porté chapeaux ! C'pas sympa de pas m'avoir invité !

    Passage à l'adolescence.

    - C'est pas que j'voulais pas t'inviter, j't'expliquerais au lycée. Et pour les vêtements ben... j'sais pas poussée divine.

    - Ouais parfois on fait des trucs bizarres qu'on comprend pas.

    - Ouais.

    - En tout cas heureux de voir que tu fais ma taille maintenant !

    Passage à l'adolescence.

    Dina s'est ensuite installée au bar, ce qui a eu l'air de grandement intéressé Benjamin, et papa s'est empressé de lui interdire le jus de fruit, au grand désespoir de son aîné, dans sa tête ça doit encore être un p'tit garçon...

    Passage à l'adolescence.

    Plus loin Lucas a pris à part papa.

    - Au fait Vincent... tu lui as expliqué toi à ton fils comment on faisait... enfin tu vois quoi... les choux c'est plus trop d'actualité.

    - Euh...

    - T'inquiète papa, a lancé tout naturellement Clem', ça fait un bail que je lui ai expliqué moi ! Avec toi il serait adulte qu'il saurait même pas ce que c'est le crac-crac.

    Passage à l'adolescence.

    Je ne sais pas si papa était plus perturbé par le thème abordé ou bien par le fait que sa petite dernière était parfaitement au courant, elle...

    Puis le moment est venu, celui où je me retrouvais seule, face à mon gâteau, la boule au ventre avec tout le monde enthousiaste derrière.

    Passage à l'adolescence.

    J'avais l'impression qu'il y avait un gouffre entre l'enfance et l'adolescence, et je n'avais pas envie de quitter celui d'où je venais, de changer. Je voulais pas perdre mes repères, m'enfoncer dans un monde beaucoup plus grand, où l'âge ne permettrait plus d'être épargnée. Je ne voulais pas changer, être influencée par ces fameuses "hormones", je voulais rester moi, pas devenir quelqu'un d'autre, mais je n'avais pas le choix, tout le monde grandit...

    Passage à l'adolescence.

    Je me positionnai pour souffler, aller Mél', un peu de courage, tu dois y passer de toute façon, puis il a l'air bon ce gâteau...

    Passage à l'adolescence.

    J'veux pas j'veux pas changer j'veux pas changer. J'veux être comme papa et maman et pas insupportable comme Théodore ou Christian.

    Passage à l'adolescence.

    Allez, plus le choix.

    Passage à l'adolescence.

    Bon ça s'est fait...

    Passage à l'adolescence.

    - Me regardez pas je reviens !

    J'ai couru jusque dans ma chambre vérifier mon corps sous toutes les coutures et farfouiller dans l'armoire à la recherche des affaires que maman et moi avions acheté quelques jours plus tôt pour l'occasion. Ceci fait je respirai un bon coup pour faire le point, en cinq minutes, sur moi-même. Bon, j'étais toujours moi, pas d'envie subite de me disputer avec quelqu'un, ni d'aller faire n'importe quoi avec n'importe qui, j'étais moi !

    Passage à l'adolescence.

    Bon faudra sans doute que j'adapte la déco', j'ai quand même franchi un cap, je ne peux plus être totalement pareille, ce qui compte c'est que je sois la même à l'intérieur ! Allez, courage, faut voir ce qu'en pensent les autres maintenant.

    Passage à l'adolescence.

    Je prends la première part et m'adresse directement à François :

    - J'ai toujours droit à vos histoires ?

    - Mais bien sûr, quand tu veux ma petite.

    Je souris, au moins à ses yeux je suis toujours la même, et je pourrais rester la petite fille qui écoute ses histoires si j'en ai envie.

    Passage à l'adolescence.

    - Alors ? Prête pour le lycée, les fêtes et les garçons ?

    Je fais exprès de ne pas relever ses insinuations.

    - Les quoi ?

    - Roh allez, fais pas l'innocente.

    - Y'a qu'dans ta tête que ça se passe.

    - Pfff !

    Passage à l'adolescence.

    Non mais n'importe quoi, comme si je pouvais être intéressée par des garçons, ils ne pensent qu'à s'amuser...

    Le même type qui s'est incrusté à l'anniversaire de Benjamin l'a poussé sur la chaise d'à côté pour prendre sa place, sympa...

    Passage à l'adolescence.

    - Hey ~ Dis-moi tu veux tuer qui avec tout ce rose ? J'aime pas le rose.

    - Ben moi j'aime bien.

    - Pfff, j'vous ai pas élevé comme ça non mais oh. Bon passons, y'en a un parmi vous qui prévoit de devenir empereur du mal un jour ? C'est qu'j'me sens un peu seul moi sans larbins.

    Passage à l'adolescence.

    - Ben pour ça faut s'adresser aux Plènozas, c'est eux les spécialistes dans ce domaine...

    - Oui mais j'aime pas les blonds.

    - Sympa pour maman...

    - Oui mais elle c'est pas pareil j'l'aime bien.

    - ...

    Passage à l'adolescence.

    - Moi j'veux bien conquérir le monde si ça permet de remettre les Plènozas à leur place ! a lancé tout innocemment ma soeur.

    - J'l'aime bien elle ! a renchéri l'intrus.

    - Ah nan nan nan nan nan, m'exclamai-je pour calmer le jeu, on va pas devenir des super-méchants parce qu'on a un problème de blonds !

    - Alors je serais une super-gentille et je prouverais qu'ils sont super-méchants !

    - Et crotte ce s'ra pas pour cette génération, a lâché l'autre.

    On a frôlé la catastrophe.

    Passage à l'adolescence.

    - Et... tant qu'on y est vous êtes qui vous et pourquoi vous vous invitez toujours comme ça ?

    - Ch'uis ton observateur, Daemonya pour te détruire. Mais Vincent d'où t'as pas parlé de moi à tes enfants hein ?

    - Ben... j'hésite encore à appeler l'asile.

    - Bande de sims indignes !

    La fête dura encore un temps, où la discussion fut très fortement orientée sur le sujet des tronçonneuses, j'ai pas trop compris pourquoi. Bref, après que les invités soient partis j'ai pu découvrir mon cadeau, un chevalet, et une idée de ma mère.

    Passage à l'adolescence.

    Il remplaçait ma table à dessin, et d'un côté, une plus grande toile m'offrait plus d'espace, plus d'expression, l'idée me plaisait...

    Passage à l'adolescence.

    Je plaçais quelques coups de pinceaux, un peu maladroitement, avant de chercher les bonnes proportions. J'avais envie de laisser mon enfance sur cette toile, pour qu'en la regardant je n'oublie jamais qui j'étais, qui je suis...

     

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique